« J’aime un arbre plus qu’un homme », aurait-il rétorqué (l’authenticité de cette phrase est discutable). Suggérée meilleure version disponible dans la revue, « Cette « Pastorale » est inoubliable, admirablement pensée, à la fois grave et sereine », « La probité, la profondeur d'une telle approche sont puissamment prolongées par les qualités spécifiques du, « Probablement la meilleure Pastorale jamais enregistrée. Une nouvelle édition fut initiée par la Beethoven-Haus à Bonn en 1961. La répétition de ce binôme thématique aboutit à un tutti puissant, comme si maintenant le rassemblement des paysans s'achevait[11]. 2, was dedicated to the Countess Anne Margarete von Browne, and written from 1796 to 1798. Après les deux premières exécutions au Gewandhaus de Leipzig, au début de l'année 1809, l’Allgemeine musikalische Zeitung[22] désapprouve la longueur du deuxième mouvement, mais qualifie d'« ingénieuse » la « disposition picturale »; quant aux troisième et quatrième mouvements, le critique trouve qu'ils sont « les pages les plus remarquables de l'œuvre », qu'ils répondent entièrement aux intentions descriptives « par une nouveauté et une abondance d’idées ainsi que par une vigueur et une efficacité de mise en œuvre qui font qu’on ne peut les entendre sans émerveillement et sans plaisir ». Pendant que les basses grondent sourdement, le sifflement aigu des petites flûtes nous annoncent une horrible tempête sur le point d'éclater ; l'ouragan s'approche, grossit ; un immense trait chromatique, parti des hauteurs de l'instrumentation, vient fouiller jusqu'aux dernières profondeurs de l'orchestre, y accroche les basses, les entraîne avec lui et remonte en frémissant comme un tourbillon qui renverse tout sur son passage. ». Sinfonia caracteristica[12] — ou un souvenir de la vie à la campagne. Les cordes dominent; les bois sont traités en mixtures raffinées, ou individuellement – en solistes. 49, Sonata in D major for piano four-hands, Op. The development is based on the C–G–C tag which concludes the exposition, with no clear use of any other material from the exposition. Le compte-rendu[23] de la première exécution de la symphonie à Munich (en décembre 1811) renferme une intéressante observation dont il ressort que la musique de Beethoven passait à son époque pour un langage difficilement compréhensible : « La voie qu'il s'assigne lui-même est à coup sûr excentrique : il nous élève au-dessus du commun et nous transporte, bien que parfois avec une certaine rudesse, dans l’univers de l’imagination. Le choix des instruments se restreint, l'écriture en est fine, déliée. Les savoureuses descriptions de Berlioz ci-dessous proviennent d'une édition tardive et remaniées de ses écrits sur Beethoven[6], légèrement différente de ses versions antérieures: À travers chants (1862), Voyage musical en Allemagne et en Italie (1843-44), Études sur Beethoven, Gluck et Weber (1844). Les promoteurs du concert pour les veuves, et en premier lieu monsieur Salieri qui est mon opposant le plus acharné, m'avaient joué cet ignoble tour: ils avaient menacé de licencier tout musicien faisant partie de leur cercle qui jouerait pour moi. Et jamais encore je n'avais osé parler à Gertrude du mal, du péché, de la mort. Une leçon de musique », « extraordinaire hommage rendu par Erato à Mravinsky », Intégrale saluée à sa sortie par un Choc de la revue. Ce singulier rapprochement de six notes diatoniques a lieu sur un rinforzando, et rappelle à merveille ces bruits de la mer, des monts et des plaines dont parle Bernardin de Saint-Pierre, qui, apportés par les vents de divers points de l'horizon, viennent se heurter à l'improviste dans les clairières des bois, luttent ensemble un instant, se dispersent en murmurant et rendent ainsi le calme et le silence qui leur succède plus doux et plus profond. supra composition) devient le thème principal de l’andante. Tous allèrent bien et le succès fut éclatant. « Ils se répondent l'un à l'autre, comme se salueraient deux groupes arrivant ensemble, de points différents, à un lieu de réunion. 1. « En renonçant à la parole et à la voix, pour laisser chanter seulement la musique pure, il maintenait l'œuvre dans le domaine de la sensation, à distance égale de la “peinture” et de la “pensée”. » Le thème fut repris. Chaque fois que le hautbois entonne son chant de musette naïf et gai comme une jeune fille endimanchée, le vieux basson vient souffler ses deux notes ; la phrase mélodique module-t-elle, le basson se tait, compte ses pauses tranquillement, jusqu'à ce que la rentrée dans le ton primitif lui permette de replacer son imperturbable fa, ut, fa. Elle reste décidément l'un des meilleurs modèles de mécanique expressive … Entendre un orchestre imiter le cri des animaux est une joie sûre pour les petits comme pour les grands. »[33]. Beethoven s'arrêta plusieurs fois, promena ses regards enchantés et respira l'air embaumé de cette délicieuse vallée. Lui aussi considère le quatrième mouvement comme le morceau « sans contredit le plus réussi » et fait en outre l'éloge des imitations de chants d’oiseaux que l'on entend à la fin du second mouvement, et qui devaient par la suite susciter de violentes critiques: à son avis, ces chants d’oiseaux ont « été imités avec un bonheur d’expression qui, à la manière d’un portrait saisi à même le miroir, arrache à chacun un sourire de plaisir et ne sera critiqué par personne, en partie à cause de cela même, en partie parce que, indépendamment de cette considération, ce passage réussi et agréable ne peut être critiqué par personne ».